Emplacement

Emplacement pour distributeur automatique : ce que ça rapporte à votre établissement

Vous tenez un bar, un club ou une salle, et un opérateur vous propose d’installer une machine chez vous. Voici comment ces contrats se rémunèrent en France, ce qui fait qu’un emplacement vaut plus qu’un autre, où la réglementation permet de poser la machine, et ce que nous versons.

Les trois façons d’être payé pour un emplacement

La différence entre ces trois montages n’est pas le montant, c’est qui porte le risque. Lisez-les dans cet ordre : le vôtre est celui dont vous acceptez le mauvais mois.

CommissionLoyer fixeAchat de la machine
Qui investitL’opérateurL’opérateurVous
Qui porte le risqueL’opérateurL’opérateurVous
Ce que vous percevez% du chiffre d’affairesUn montant fixe100 % de la marge
Ce que vous gérezRienRienStock, remplissage, pannes
Si la machine ne vend pasVous ne perdez rienVous êtes payé quand mêmeVous perdez votre avance
Qui est le vendeurL’opérateurL’opérateurVous
Contrôle de majoritéÀ sa chargeÀ sa chargeÀ votre charge
Lecture des trois montages pratiqués sur le marché français, relevés en août 2026 sur les pages publiques des opérateurs.
  1. La commission sur le chiffre d’affaires

    L’opérateur reste propriétaire de la machine et des produits. Il l’installe, la remplit, l’entretient, et vous reverse un pourcentage de ce qu’elle encaisse. Vous n’avancez rien et vous ne perdez rien si elle ne tourne pas : c’est lui qui a payé le matériel. En contrepartie, votre revenu suit votre fréquentation, mois par mois. Trois points à vérifier avant de signer : le pourcentage porte-t-il sur le chiffre d’affaires hors taxes ou toutes taxes comprises, à quelle date le virement part, et recevez-vous un relevé exploitable par votre comptable.

  2. Le loyer fixe

    Vous louez quelques dizaines de centimètres de mur pour un montant connu d’avance, quelle que soit l’activité de la machine. C’est confortable et c’est prévisible. C’est aussi le montage que les opérateurs réservent aux emplacements dont ils sont déjà sûrs, parce que le risque bascule entièrement de leur côté : un loyer fixe sur un lieu qui ne vend pas, c’est une perte sèche pour eux. Attendez-vous à ce qu’il vous soit proposé plus volontiers après quelques mois de relevés qu’au premier rendez-vous.

  3. L’achat de la machine

    Vous achetez le matériel, vous encaissez la totalité des ventes, et vous héritez de tout le reste : l’approvisionnement, le stock immobilisé, la maintenance, la panne du samedi soir, et surtout la conformité. C’est vous qui devenez responsable du contrôle de majorité à chaque vente. Ce montage se défend sur un volume élevé et connu. Il ne se défend pas comme un revenu d’appoint. La vérification d’âge, en particulier, bascule entièrement de votre côté : voir qui vérifie la majorité, et qui répond en cas de contrôle.

Ce qui fait la valeur d’un emplacement

Un opérateur ne regarde pas la taille de votre établissement. Il regarde cinq choses, et il les regarde dans cet ordre.

Le boîtier fixé au mur rose d’un couloir de club, à hauteur de poitrine, écran éteint. Au fond du couloir, dans la pénombre, un panneau de sortie de secours et un extincteur.
Un couloir, un sas ou l’accès aux sanitaires : on y est seul, sans file et sans regard. C’est là que se font les achats qu’on ne fait pas au comptoir.Vue d’intégration : décor généré, boîtier issu du modèle 3D. Aucune installation existante.
Le flux réel aux heures d’ouverture
Pas la capacité de la salle : le nombre de personnes qui passent devant l’emplacement pendant que vous êtes ouvert. Un couloir de club à une heure du matin ne se compare pas à une terrasse à midi.
La durée de présence
Un lieu où l’on reste trois heures vend davantage qu’un lieu où l’on passe dix minutes. C’est ce qui fait qu’un bar de nuit, une discothèque ou une salle de concert pèsent plus qu’un commerce de passage à fréquentation équivalente.
La position dans le lieu
Un sas, un couloir, l’accès aux sanitaires ou la zone fumeurs valent mieux que la salle elle-même : on y est seul, sans file, sans regard. C’est là que se font les achats qu’on ne fait pas au comptoir.
La stabilité des horaires
Un établissement ouvert cinq soirs par semaine toute l’année se qualifie mieux qu’un lieu saisonnier à très forte pointe. Le réapprovisionnement se planifie sur la régularité, pas sur les pics.
L’exclusivité
Une machine seule dans un lieu vend plus que la même machine à côté d’une autre. Si vous accordez une exclusivité, elle a une valeur : elle se négocie, elle ne se donne pas.

Au mur ou sur pied, et où la loi permet de le poser

Le boîtier existe en deux versions : fixé au mur, ou monté sur un pied posé au sol. Le choix ne se fait pas au goût : il se fait sur ce que dit votre bail et sur la largeur de votre couloir.

Fixé au murSur pied
Emprise au solAucune0,25 m², soit 50 × 50 cm
PerçageQuatre ancrages traversantsAucun
Accord du bailleurÀ demander si le bail encadre les fixationsSans objet
Support nécessaireUn mur capable de tenir 45 kgUn sol plan
Hauteur des commandesSe calcule avant de percerAcquise par construction
Immobilisation en dégagementAcquise par l’ancrageSocle à lester ou à fixer
Déplacement ultérieurDépose et nouvelle poseOn le déplace
À la déposeReprise des quatre points de fixationRien à reprendre
Les deux versions portent le même boîtier : même écran, même capacité, même dispositif de vérification.

Fixé au mur

Quatre ancrages traversants dans une cloison qui porte, et zéro centimètre carré de surface de salle. C’est la version qui se fait le mieux oublier : 25 cm de profondeur, rien au sol, personne pour la pousser en passant la serpillière. En contrepartie il faut percer, donc relire son bail avant, et non après.

Sur pied

Le même boîtier, monté sur un pied posé au sol : aucun trou, aucune fixation, rien à demander à votre propriétaire. C’est la réponse quand la cloison ne porte pas, quand le bail encadre les percements, ou quand vous voulez pouvoir changer d’endroit après deux mois de relevés. Il demande en revanche 0,25 m² au sol, un carré de 50 cm de côté, et ce carré se prend sur une circulation.

Fixé au murSur piedZone accessible0,90 à 1,30 mRangée basse25 cmSol fini
Les deux poses, à l’échelle des cotes du boîtier. La bande claire est la zone où doivent tomber les commandes : c’est elle qui fixe la hauteur de pose, pas le coup d’œil. La cote portée sous l’élévation de gauche est la saillie du boîtier sur le mur, celle que borne l’article CO 37 dans un dégagement.

Les trois règles qui décident de l’endroit

Elles sont publiques, et aucun opérateur ne les écrit. Elles valent pour n’importe quelle machine posée dans un établissement recevant du public, y compris celle d’un concurrent.

  • Dans un dégagement, la saillie admise est de 0,10 m

    Le règlement de sécurité incendie des ERP interdit qu’une saillie réduise la largeur réglementaire d’un dégagement, et n’y admet les aménagements fixes que jusqu’à 1,10 m de hauteur, à condition qu’ils ne dépassent pas 0,10 m de saillie. Le boîtier en fait 25 cm, soit deux fois et demie cette limite. Il ne peut donc pas se poser dans un couloir d’évacuation calculé au minimum : il lui faut de la largeur en excédent, sur laquelle du mobilier est admis à condition de ne pouvoir être ni déplacé ni renversé. Sur la version murale, l’ancrage y pourvoit. Sur la version sur pied, non : un socle simplement posé se déplace, et il doit donc être lesté ou fixé pour tenir dans un dégagement. C’est la première chose que nous mesurons, et la première raison pour laquelle nous disons non.

    Arrêté du 25 juin 1980 modifié, article CO 37.

  • Les commandes doivent tomber entre 0,90 m et 1,30 m

    Un dispositif de commande doit se situer entre 0,90 m et 1,30 m du sol, et à plus de 0,40 m d’un angle rentrant ou de tout autre obstacle à l’approche d’un fauteuil roulant. C’est cette règle qui fixe la hauteur de pose : la rangée basse du boîtier (trappe de retrait, paiement sans contact, lecteur d’identité) doit y tomber entière. Sur la version à pied, elle y tombe par construction : le plan du fabricant la place entre 0,98 m et 1,15 m du sol, avec de la marge des deux côtés. Sur la version murale, cette hauteur se calcule avant de percer. La seconde exigence, les 0,40 m d’un angle rentrant, ne s’acquiert dans aucun des deux cas : elle se gagne sur place.

    Arrêté du 8 décembre 2014, article 11, pour les ERP existants ; même rédaction à l’article 11 de l’arrêté du 20 avril 2017 pour le neuf.

  • Percer un mur peut relever de l’accord écrit du bailleur

    La plupart des baux commerciaux soumettent à autorisation préalable et écrite tout percement de mur. Quatre chevilles ne sont pas un percement de gros œuvre, mais c’est la clause qui tranche, pas l’usage. Et un accord donné oralement ne vaut plus rien le jour où l’immeuble change de mains. Si la clause existe et que vous préférez ne pas ouvrir le sujet, la version sur pied le referme.

    Clause standard des baux commerciaux : à relire dans le vôtre avant la pose.

Ce que nous versons, et pourquoi nous l’écrivons ici

Nous avons relevé en août 2026 les pages publiques de trois opérateurs français de distributeurs de ce type. Un seul affiche un taux de reversement : 15 %. Les deux autres n’annoncent aucun chiffre et renvoient à un formulaire. C’est le point sur lequel nous choisissons de faire autrement : notre taux est écrit sur ce site, avant le premier rendez-vous, et il est le même pour tout le monde.

5 à 15%

Fourchette des taux affichés publiquement par les opérateurs français.

Relevé sur leurs sites publics, août 2026.

1sur 3

Opérateurs relevés qui publient leur taux sans passer par un formulaire.

Même relevé.

0

Ce que l’installation vous demande d’avancer.

Nous restons propriétaires de la machine et des produits.

Qui fournit quoi

  • Coupe d’un mur traversé par deux chevilles et une platine de fixation.

    Version murale : un mur qui porte 45 kg et une platine traversante. Sur pied, rien de tout cela.

  • Schéma d’une prise murale avec sa fiche et son câble.

    Une prise électrique à proximité. C’est le seul poste qui reste à votre charge.

  • Schéma d’une cheville, d’une vis et d’un foret à béton.

    La pose, l’ancrage ou le pied, et le matériel : à nos frais, y compris la dépose.

Vous fournissez

  • 52 × 25 × 82 cm d’encombrement : un mur capable de tenir 45 kg, ou 0,25 m² de sol plan pour la version sur pied.
  • Une prise électrique à proximité.
  • Un accès à l’emplacement pour le réapprovisionnement, sur une plage convenue.
  • L’accord du propriétaire des murs si votre bail l’exige. Sans objet sur la version sur pied.

Nous fournissons

  • La machine, son pied ou son ancrage, et la pose, à nos frais.
  • Le remplissage, le suivi des stocks et la maintenance.
  • Le dispositif de vérification de majorité et sa mise à jour.
  • L’assurance du matériel, et son retrait à nos frais si l’emplacement ne le justifie pas.

Les sept points à vérifier avant de signer

Ils valent pour n’importe quel opérateur, nous compris. Un contrat d’emplacement tient en deux pages : ce sont ces sept lignes qui font la différence entre un revenu et une contrariété.

  1. L’assiette du pourcentage

    Hors taxes ou toutes taxes comprises ? Sur le chiffre d’affaires de la machine, ou sur une marge que vous ne pouvez pas recalculer ? Un même taux ne donne pas le même chèque. Le nôtre porte sur le chiffre d’affaires hors taxes encaissé par la machine, et c’est écrit plus haut sur cette page.

  2. La date de versement, et le seuil

    À quelle date part le virement, et existe-t-il un montant en dessous duquel il est reporté au mois suivant ? Un seuil de virement non annoncé transforme un revenu mensuel en revenu trimestriel.

  3. Le relevé mensuel

    Vous devez recevoir le détail des ventes, et pas seulement un montant. Sans relevé, vous ne pouvez ni vérifier le calcul, ni le remettre à votre comptable, ni constater qu’une machine est restée vide trois semaines.

  4. L’exclusivité, et sur quoi elle porte

    Le contrat vous interdit-il d’accueillir une autre machine ? Si oui, sur quoi exactement : le même produit, la même catégorie, ou tout distributeur ? La nuance compte, parce qu’un boîtier de ce format cohabite sans peine avec un distributeur automatique de préservatifs. Une exclusivité a une valeur : elle se négocie, elle ne se donne pas.

  5. La durée, la reconduction et le préavis

    Durée initiale, reconduction tacite ou non, préavis de sortie de part et d’autre, et ce qu’il advient du contrat si vous cédez votre fonds. Sur un montage à commission, un préavis long est le seul vrai risque que vous preniez.

  6. L’assurance et la responsabilité

    Qui assure le matériel, qui répond d’un dommage causé par la machine, et ce qui se passe si elle est forcée pendant une soirée. Demandez l’attestation, pas la phrase : une garantie qui n’est écrite sur aucune attestation n’existe pas le jour du sinistre.

  7. La sortie

    Qui démonte, à quels frais, sous quel délai, et dans quel état le mur ou le sol vous est rendu. Cela se lit avant l’installation ; après, ce n’est plus une clause, c’est une négociation.

Les questions qu’on nous pose

Nous. Le matériel et les produits restent notre propriété pendant toute la durée de la mise à disposition. Vous n’achetez rien, vous ne louez rien, et vous n’avez aucun stock inscrit à votre bilan.

C’est un montage courant sur le marché, mais il déplace tout le risque sur l’opérateur : il ne se propose sérieusement qu’une fois l’emplacement qualifié par des relevés réels. Nous partons donc sur une commission, qui vous garantit de ne jamais rien perdre si la machine tourne mal.

Zéro mètre carré de surface de salle sur la version murale : le boîtier se fixe au mur. 52 × 25 × 82 cm, dont 25 cm de profondeur seulement, pour 45 kg. La version sur pied porte le même boîtier et demande, elle, 0,25 m² au sol : un carré de 50 cm de côté. Un couloir, un sas ou une zone sanitaires suffisent, sans gêner la circulation.

Non, pas nécessairement. Le boîtier existe en version murale, tenue par quatre ancrages traversants, et en version sur pied, posée au sol, qui ne demande aucun trou ni aucun accord de votre propriétaire. Le choix se fait sur place : si votre bail encadre les fixations, si la cloison ne porte pas, ou si vous voulez pouvoir déplacer la machine, c’est le pied.

Oui, à condition que ce couloir soit plus large que la largeur d’évacuation exigée pour votre établissement. Le règlement de sécurité incendie n’admet dans un dégagement que des aménagements fixes de 0,10 m de saillie au maximum, et le boîtier en fait 0,25 m : il ne peut donc être posé que sur la largeur en excédent. Cela se mesure en dix minutes, et c’est la première chose que nous regardons.

Oui, c’est un produit de votre établissement comme un autre. Nous vous transmettons chaque mois un récapitulatif des ventes de la machine et le détail de ce qui vous est reversé, sous une forme exploitable par votre comptable. Le traitement exact relève de lui, pas de nous.

La mise à disposition d’un emplacement est une prestation de services : la commission entre dans le champ de la TVA, au taux normal de 20 %. Reste la forme, facture émise par vous ou auto-facturation par nous sur mandat, qui se règle à la signature du contrat. Le traitement exact relève de votre expert-comptable.

Vous. La machine appelle 80 W, soit de l’ordre de 58 kWh par mois si elle reste branchée en continu. C’est le seul poste qui reste à votre charge, et le seul chiffre de cette page que vous pouvez vérifier vous-même, sur votre propre tarif.

Rien pour vous : vous n’avez rien avancé. Pour nous, une machine qui ne tourne pas est du matériel immobilisé, donc nous la retirons à nos frais. C’est aussi la raison pour laquelle nous qualifions un emplacement avant de l’équiper plutôt qu’après.

Sur la version sur pied, oui : on la déplace et on la rebranche. Sur la version murale, c’est une dépose et une nouvelle pose, que nous réalisons. C’est faisable, mais cela laisse des points de fixation à reprendre. C’est l’une des raisons pour lesquelles un premier essai se fait plus volontiers sur pied.

Dans vos murs et pour votre propre clientèle, il n’y a pas d’autorisation administrative à demander : c’est un équipement intérieur. Une machine posée sur le trottoir, elle, relèverait de l’occupation du domaine public et d’une redevance fixée par la commune. Deux points relèvent en revanche de vous : ce que dit votre bail commercial, et l’accord du propriétaire si celui-ci encadre les fixations. En établissement recevant du public, la machine ne doit réduire aucune largeur de dégagement.

Savoir ce que votre emplacement vaut

Nous qualifions l’emplacement avant de proposer quoi que ce soit : type de lieu, flux aux heures d’ouverture, position envisagée, largeur disponible et pose retenue. Si le volume ne justifie pas une machine, nous vous le disons : c’est moins coûteux pour tout le monde qu’une installation retirée trois mois plus tard.

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